Blame Edition Deluxe – Tome 1

Attention, un manga cultissime envahit les librairies ce mercredi 7 novembre, j’ai nommé le fantastique Blame !

Il nous revient cette fois dans une édition Deluxe de toute beauté qui condensera les 10 tomes de la version en classique en 6, au prix pas dégueu de 14€95.

C’est rare que je m’attarde sur l’objet lui-même, car il est rare que les éditeurs, surtout de premier plan, fassent un effort particulier. Mais force est de constater ce coup-ci que Glénat n’a pas fait les choses à moitié. On est devant un manga superbe, plus grand que les formats deluxe habituels, qui se remarque tout de suite dans une bibliothèque. Comme pour Akira, autre superbe réédition, on retrouve les couvertures japonaises (dessins et textes), ce qui ne manquera pas de ravir les puristes. Pour ce qui est de l’intérieur, l’agrandissement des planches est parfait ce qui met l’architecture des lieux présentés en valeur. Les (trop rares malheureusement) planches en couleur finissent de nous achever. J’étais déjà conquis avant même de l’ouvrir mais qu’en est-il de l’intérieur ?

blame 2

Avant toute chose, je tiens à souligner qu’à part quelques tomes feuilletés, il y a des années de ça, ma connaissance de l’œuvre en elle-même est plutôt faible (on ne peut pas être parfait ^^). C’est donc pratiquement vierge que j’ouvre ce premier tome.         Et quelle claque!!

Dans une ère « futuriste » inconnue, l’humanité vit dans une sorte de structure, à l’architecture démentielle étalée sur plusieurs niveaux dont on ne connaît absolument pas la taille ni la profondeur. Chaque couche est un univers en soi avec ses règles, ses préoccupations, ses dangers et sa population qui vit dans une méconnaissance pratiquement totale de l’ensemble du tableau. C’est dans cet environnement que l’on suit Killee, à la recherche des « gènes d’accès réseaux (peu importe ce que c’est). Pas énormément de choses à dire au niveau du scénario, on reconnaît bien la « patte niponne ». C’est original, on est tenu dans le flou durant ce premier album mais on sent bien le potentiel qui se dégage de l’histoire et on a vraiment envie d’en savoir plus.

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Lecteurs attentifs, vous aurez surement noté que j’ai parlé plusieurs fois d’architecture dans ma chronique. Et cela, pour une bonne raison!! Avant de devenir mangaka, Tsutomu Nihei a fait des études d’architecture aux Etats-Unis. Etudes dont il est sorti diplômé. Ce qui explique la place qu’elle prend dans l’œuvre et la qualité de l’agencement et de la conception des bâtiments. C’est vertigineux, ça grouille, dans un mélange d’électronique et de pierre. Le design des personnages, quant à lui, est assez « particulier » et ne plaît pas à tout le monde mais il colle parfaitement à l’ambiance et il serait donc dommage de passer à côté.

Un seul bémol, peut-être, certaines scènes d’action ne sont pas très « lisibles ». Il m’est arrivé 2,3 fois de revenir en arrière car un élément m’avait échappé. Rien de bien grave tout de même, surtout que cela n’arrive plus en fin de tome.

blame

Blame! est une œuvre culte, présentée dans un écrin de diamants, qui a parfaitement sa place dans la bibliothèque d’un amateur de manga ou d’un collectionneur de BD. Il est important de noter que la nouvelle série de Tsutomu Nihei , Aposimz la planète des marionnettes sort également aujourd’hui et qu’un Art book, Blame! And So On paraîtra en Janvier. Voilà de quoi commencer ou compléter une belle collection.

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